Couture : Le matériel indispensable du Costumier

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Que vous soyez adepte de Cosplay, de GN, de Steampunk, d’Histo ou de tout autre type de Costume, il y a une étape à laquelle vous ne pourrez pas (ou peu) échapper : la Couture.

(Nous ne parlerons pas ici de l’achat d’un costume entier déjà fait ou de la version dite “Placard” car ils ne nécessitent pas d’étape Couture, sauf dans le cas où la taille ne vous convient pas et nécessite des ajustements…) 

 La confection d’un Costume peut être envisagée de plusieurs manières :
• la Création de A à Z : prise de mesures, patrons, choix et achat de tissus et articles de mercerie, coupes, coutures… Bref, la totale.
• la Customisation ou Upcycling : vous piochez dans votre placard et/ou achetez des vêtements ressemblants et modifiez les pièces en recoupant, recousant, en ajoutant, remplaçant ou enlevant des éléments… pour vous rapprocher le plus possible du résultat souhaité.
• Ou encore, un mix de tout ça selon les pièces (incluant les parties de costume achetées et les pièces “placard”). 

Pour vous lancer dans cette étape délicate, voici le MATERIEL DE BASE du Costumier ! 

Pensez également à consulter la section Couture des Ressources pour trouver des Liens et Infos utiles en rapport avec cet article, comme des vidéos et tableaux pour la prise de vos mensurations. 

Avant toute chose...

🗃 Le Rangement

Ce premier pas n’est absolument pas obligatoire mais puisqu’il n’y a pas de bonne confection sans une bonne organisation, je vais d’abord vous parler de choses qui peuvent paraître idiotes tellement elles semblent logiques, mais que j’ai rarement croisé lors de mes lectures.

• Des Boîtes, des Pots, des trucs pour ranger…
Bien qu’il ne soit pas indispensable d’avoir une “grosse” boîte à couture qui contienne tout votre matériel, il vous faudra au moins quelques boîtes plus petites et autres pots pour ne pas passer plus de temps à chercher vos outils qu’à travailler sur vos projets. Pensez aux magasins de bricolage qui proposent des tailles et matières différentes, certes beaucoup moins design que ce que vous pourriez trouver en boutique spécialisée, mais plus économiques. Pourquoi pas un simple cube à tiroirs en bois ? Même les Tupperwares font l’affaire !

• Une Pochette Box et un Cahier à spirales.
Parce qu’il est bien plus facile d’avoir tout sous la main que de courir après les feuilles volantes et de reprendre ses mesures à chaque fois, le cahier vous servira à noter tout ce dont vous aurez besoin pour confectionner vos costumes (plus pratique à spirales, il ne se refermera pas tout seul dès que vous aurez le dos tourné, car oui, le cahier est fourbe).
Sur la première page, faites un tableau avec toutes vos mesures. Ainsi, vous saurez toujours où les trouver (si votre poids à tendance à fluctuer, notez les au crayon de papier, vous pourrez les modifier plutôt que de refaire un tableau à chaque fois ou de raturer pour finir par ne plus rien y comprendre). Les autres pages vous serviront à noter toutes les mesures, infos et diverses précisions utiles à votre projet en cours (pensez à lui donner un titre pour vous y retrouver plus tard si besoin).
La pochette vous servira alors à ranger votre cahier et à conserver vos patrons. On ne sait jamais ce qui peut resservir et cela pourra être un gain de temps pour de futurs projets.
Et hop, tout au même endroit à portée de main ! Elle est pas belle la vie ?

🧺 Le Repassage

Il n’y a pas de bonne couture sans un bon repassage.
Je ne vais pas vous expliquer ni vous montrer ce que sont un fer et une planche à repasser, mais je vais vous parler d’un petit accessoire (utile, mais absolument pas obligatoire).

• La jeannette.
Ressemblant à une toute petite planche à repasser, la jeannette facilite le repassage des manches, jambes, ceintures, cols et autres petites pièces. En confection, elle vous aidera à rabattre et repasser vos coutures sur les pièces trop étroites pour votre grande planche.

Et maintenant, le matos !

🧷 La mercerie, incontournable.

Pour vous lancer dans votre projet vous aurez certes besoin de tout un tas d’outils, mais vous devrez également penser aux articles de mercerie qui vous serviront de la première à la dernière étape.
Et gare à vos pieds nus si vous faites tomber votre boîte d’épingles…

• Les épingles.
Utiles tout au long de votre confection, du patron à la couture elle-même, vous les trouverez de différents diamètres et longueurs pour diverses utilisations.
Si vous comptez coudre des tissus légers et délicats, qui marquent facilement, privilégiez les plus fines sans tête ronde. Elles marqueront moins le tissu et vous pourrez les laisser en place et coudre par dessus avec votre machine (ou à la main). A utiliser également avec les tissus extensibles, cela évitera que votre tissu ne se « retire » en enlevant l’épingle si la tension n’est pas bien répartie (puisque, comme dit avant, vous pourrez la laisser pour coudre).
Pensez également aux clips (qui ressemblent à de petites pinces à linge), disponibles en différentes tailles, qui vous seront utiles si vous devez coudre des tissus épais ou plusieurs épaisseurs.

Épingles à têtes rondes

Épingles à têtes fines

Clips à tissu

• Le porte-épingles.
Souvent proposé avec un design de tomate, vous pourrez y piquer vos épingles (ou aiguilles) pendant que vous travaillez. Ainsi, pas d’épingles qui traînent sur le plan de travail et moins de risque de les perdre, de les faire tomber ou de se piquer.
Il existe aussi maintenant des aimants. Ressemblant à un porte-savon, il aura l’avantage d’attirer vos épingles et aiguilles d’un simple passage si elles s’éparpillent ou tombent.

Porte-épingles Tomate

Porte-épingles aimanté

• Le fil.
A bâtir, à coudre, à broder… Le choix de votre fil et de sa couleur dépendront de l’utilisation que vous en ferez et de votre tissu.

Tout d’abord, sachez que vous n’êtes pas obligé de coudre avec un fil qui a la même couleur que votre tissu.
Pour vos assemblages (coutures intérieures non visibles), jetez-vous sur les bobines de 1000m de fil polyester, plus économiques et qui vous éviteront de courir en urgence en boutique parce que vous pensiez que votre bobine de 250m serait suffisante… En blanc pour les tissus clairs, en gris pour les tissus colorés (vous pouvez prendre 2 ou 3 nuances de gris pour varier selon la tonalité de votre tissu) et en noir pour les tissus foncés.
Pour vos coutures visibles (ourlets, surpiqûres, dessins…), c’est selon votre projet. Soit de la même couleur que votre tissu pour qu’il soit le plus invisible possible (si vous ne trouvez pas exactement la même couleur optez pour une couleur légèrement plus foncée, elle ressortira moins que plus claire, et si votre tissu a des motifs basez-vous sur la couleur dominante), soit de la couleur de votre choix (dans ce cas, prenez votre temps pour faire une belle couture car les défauts se verront beaucoup plus).

Pour le type de fil, cela dépendra de votre tissu.
– Le fil polyester, très solide et légèrement élastique, est LE fil universel qui conviendra à la plupart des projets. Il a l’avantage de ne pas se retracter. Aucun risque donc de retrouver vos coutures toutes ramassées après un passage en machine.
– Le fil de coton vous servira pour les tissus fins et en fibres naturelles. A ne pas utiliser avec des tissus extensibles car il n’est pas du tout élastique.
– Le fil mousse sera à privilégier si votre tissu est extensible (lycra, jersey…). Très solide et élastique, il est l’allié parfait de vos combinaisons moulantes et autres sous-vêtements.
– Le fil de soie sera réservé aux tissus légers et délicats.
– Le fil cordonnet, plus épais et résistant, pourra être utilisé pour vos coutures visibles ou coudre vos boutons.
– Le fil à broder à la main est un fil épais fait de 5 brins de coton. La façon dont il est assemblé assure une bonne tenue au lavage et il ne peluche pas. Ce fil n’est pas exclusif à la broderie, il peut également servir à réaliser des tissages. Il a d’ailleurs connu un énorme succès à l’époque de la mode des bracelets brésiliens.
– Le fil à broder à la machine est moins épais que son homologue à broder à la main. Il est constitué de 3 brins de coton et pourra être utilisé avec une machine à coudre ou une machine à broder. Les 2 types sont disponibles en couleurs métallisées.

Fil polyester 1000m

Fils coton 250m

Fils à broder à la main

• Les canettes.
Pas de couture à la machine sans canette. Et pas n’importe quelle canette pour n’importe quelle machine.
Pour ne pas avoir à la vider à chaque fois que vous changez de fil, achetez-en une dizaine (vérifiez bien la compatibilité avec votre machine !). Vous aurez ainsi toujours à disposition vos 3 couleurs de base (blanc, gris, noir) et utiliserez les autres pour les couleurs de votre projet en cours. Il vous en restera quelques unes vides au cas où vous décideriez d’ajouter, sur un petit coup de folie, une ou des couleurs supplémentaires.
Certaines marques proposent des assortiments de fils avec les canettes assorties déjà prêtes.

Canettes en métal

Canettes en plastique

Bobines et canettes assorties

📏 Tout commence par des mesures.

Parce que sans mesures vous n’irez pas loin, cette première étape est cruciale dans la réussite de votre projet. Une mauvaise mesure quelque part, et tout dérape !

• Un mètre-ruban.
S’il n’y avait qu’un seul outil de mesure indispensable, ce serait celui là. Sans lui, vous seriez bien embêté.
Flexible et fin, il vous servira à prendre vos mensurations, mesurer vos tissus… Il est l’outil idéal pour être sûr que votre costume vous ira à la perfection (et si ce n’est pas le cas, ne rejetez pas la faute sur lui, vous vous êtes sûrement planté quelque part ou alors vous avez trop rentré le ventre…).
Disponible en version simple à dérouler/enrouler à la main ou en version avec blocage et enroulage automatique.

Mètre-ruban classique

Mètre-ruban avec enrouleur

• Une règle métallique de 50cm.
Elle vous permettra de tracer vos patrons, reporter vos mesures sur votre tissu et vérifier que le tout est bon (il vaut mieux prendre le temps de vérifier toutes vos mesures plusieurs fois que de le perdre à tout recommencer si vous vous êtes trompé).
Préférez-la en Inox pour pouvoir l’utiliser comme guide de coupe au cutter, vous éviterez ainsi de tailler dans le plastique ou dans le bois au passage.

• Une équerre à 45°.
Ici, la matière importe peu puisqu’elle vous servira uniquement à mesurer et vérifier vos angles lors du traçage de votre patron ou du report sur votre tissu.
Choisissez-la avec un angle à 90 et un angle à 45, ainsi, si votre projet nécessite d’utiliser le biais de votre tissu (ou au contraire d’y faire attention), vous n’aurez aucun soucis pour le trouver !

Règle inox 50cm

Equerre 45°

•• OPTIONNELS :
• Un réglet de 20cm.
Plus pratique que la règle de 50cm, il pourra vous servir à mesurer et ajouter vos marges de couture, et à mesurer et tracer de plus petits éléments.
Métallique ou non, selon si vous avez l’intention d’utiliser le cutter avec ou pas.

• Une règle en bois de 100cm.
Si vous comptez créer de grandes pièces, avoir une règle de 1m sera plus efficace que de devoir déplacer votre règle de 50cm pour atteindre des mesures plus longues (à garder pour mesurer et tracer uniquement, la coupe au cutter risquerait d’entailler le bois -ou investissez dans une version métallique disponible dans les magasins de bricolage).

Règle en bois 100cm

✏️ En avant le traçage !

Maintenant que vos mesures sont prises, il va falloir passer aux choses sérieuses. Pas de couture sans patron (il y a bien la technique du Flou, directement sur le mannequin de couture, mais tout le monde n’est pas à l’aise dans cet exercice. Dans le patronage non plus, cela dit… C’est comme pour tout, plus vous en ferez, meilleur vous serez).

>> Le patronage

• Le papier pour patrons.
Le plus simple à utiliser sera quadrillé. Vous aurez ainsi déjà des lignes bien droites et perpendiculaires et il vous sera plus facile de dessiner vos patrons.

• Le classique crayon de papier.
Choisissez-le HB. Plus sec il n’apparaitrait pas bien et risquerait de trouer votre papier, plus gras le feutre ne tiendrait pas correctement en repassant dessus.

• Un feutre.
Assez fin et de préférence bien flashy, pour le distinguer facilement du quadrillage noir du papier. Il vous servira à repasser vos traits de crayon avant de couper.
C’est une étape supplémentaire, certes, mais il est préférable de bien voir vos tracés pour une découpe impeccable que d’y aller à tâtons, le nez sur le papier, ciseaux à la main (et vous en profiterez pour revérifier vos mesures au passage, ça ne fait jamais de mal).

• Le perroquet (ou pistolet).
Indispensable pour tracer vos patrons, il vous permettra de faire de belles courbes pour vos manches, emmanchures, hanches, entrejambe…
Disponible en plusieurs versions et formes, même le plus simple saura remplir sa mission.
(Utile aussi en Broderie et Crafting si vous souhaitez créer de belles formes arrondies et autres arabesques. Dans ce cas, achetez un Set de plusieurs perroquets qui vous permettra de laisser libre court à votre imagination.)

 

•• OPTIONNELS :
• Le papier Kraft.
Si vous souhaitez conserver vos patrons plus longtemps, vous pouvez les transférer sur du papier Kraft, plus épais et donc plus résistant.
Plusieurs options s’offrent alors à vous :

Découper et tracer.
L’option la plus simple reste de découper votre patron, de l’épingler sur votre papier Kraft, et d’en tracer les contours. Pensez bien cependant que cela ajoutera un peu d’épaisseur et qu’il vous faudra alors découper à l’intérieur de vos tracés.

– Directement à la roulette.
Placez et épinglez votre patron non découpé sur votre papier Kraft et repassez vos tracés avec la roulette. Cela marquera votre papier Kraft et vous pourrez repasser le tout proprement au feutre.

Papier carbone + roulette ou aiguille à crochet (à bout rond).
Vous placez votre papier carbone sur votre papier Kraft (en vérifiant bien que vous mettez le côté transfert vers le bas, soit contre votre papier Kraft), par dessus vous positionnez votre patron non découpé, vous épinglez le tout ensemble, et vous passez sur vos tracés avec la roulette (ou l’aiguille à crochet pour plus de précision). Cela imprimera votre patron sur votre papier Kraft, et vous n’aurez plus qu’à repasser proprement au feutre. Sachez cependant que le papier carbone n’existe pas en rouleau ou grande feuille. Pour de grandes pièces il vous faudra donc scotcher sur l’envers plusieurs feuilles ensemble pour obtenir la taille souhaitée.
Cette technique peut également être utilisée pour reporter votre patron directement sur votre tissu, choisissez alors la couleur du papier carbone en fonction de la couleur de votre tissu pour bien voir vos tracés.
/!\ Prudence ! A ne pas faire sur des tissus clairs ou transparents, le carbone ne partant pas toujours bien au lavage il pourrait se voir au travers.

>> Quand vous serez plus à l’aise, vous pourrez tracer vos patrons directement sur le papier Kraft ou sur un papier à patron sans quadrillage. Dans ce cas, l’équerre vue précédemment vous sera indispensable pour ne pas vous rater dès le départ…

⚠️ NOTE IMPORTANTE
On ne découpe pas son patron avec n’importe quoi. Voir le chapitre sur les outils de coupe plus bas.

>> Le report sur tissu

Pour reporter votre patron sur votre tissu et y noter toute information utile, différentes solutions sont possibles. A vous de trouver celle avec laquelle vous serez le plus à l’aise.

• Les craies.
Indémodable, la craie reste l’outil de traçage sur tissu par excellence. Elle s’efface d’un coup de chiffon humide si vous avez raté un trait et disparaitra complètement après lavage.
Disponible dans sa version d’origine façon « craie de tailleur » de forme triangulaire ou en rectangle, en crayon à tailler comme un crayon de couleur ou encore en porte-mine avec une petite gomme et un taille-mine. Quel que soit votre choix, prenez plusieurs couleurs (vous trouverez facilement des lots proposant au moins du blanc, du bleu et du rouge) pour avoir des tracés bien visibles sur toutes les couleurs de tissu.

• Les marqueurs.
Disparaissant à l’air au bout de quelques jours et effaçable instantanément à l’eau, le marqueur spécial tissu offre un complément aux craies mais pas une alternative complète. N’existant que dans certaines couleurs et pas en blanc, il vous sera difficile de travailler avec cet outil sur des tissus foncés.
A combiner avec la craie pour être paré à toutes les éventualités.

💡 LE PETIT CONSEIL POUR LA ROUTE
Pensez à bien inscrire sur chaque partie de votre patron et de votre tissu à quoi elle correspond. Ce serait dommage de vous retrouver avec le devant derrière et une manche ou une jambe droite à gauche…

✂️ Edward entre en action !

Vous avez votre patron, vous avez votre tissu, mais tant qu’un coup de ciseaux ne sera pas passé par là, vous n’en ferez pas grand chose. Et comme on ne coupe pas tout avec n’importe quoi et que vous n’avez pas des mains d’argent, faisons le point.

Les ciseaux de base.
Première règle dans la couture : on ne coupe pas son patron et son tissu avec les mêmes ciseaux ! Prenez une paire de ciseaux basique (mais qui coupent bien), plutôt longs, pour couper vos patrons, feuilles et autres papiers Kraft.
Si vous pensez également vous lancer dans le Crafting, investissez dans une seconde paire pour découper vos mousses, Worbla et autres matériaux (dans ce cas, choisissez deux couleurs différentes ou mettez une petite étiquette pour les différencier).

Les ciseaux de tailleur.
LA paire avec laquelle vous couperez votre tissu. Achetez un modèle d’au moins 21cm de long et surtout rangez-la soigneusement pour que personne ne l’utilise pour autre chose. Vous n’êtes pas obligé de prendre un paire “de tailleur”, le même type de modèle que vos ciseaux de base peut faire l’affaire, le plus important étant de trouver un moyen de la différencier à coup sûr de vos autres paires pour qu’elle ne serve qu’à couper vos tissus.

Les ciseaux cranteurs.
Utilisés pour les tissus extensibles ou qui ont tendance à s’effilocher, ces ciseaux créent des entailles dans le biais du tissu et limitent les petits fils qui voudraient se faire la malle après découpe. Ils vous seront particulièrement utiles si vous n’avez pas de surjeteuse (soit la plupart des gens !) et pour les tissus délicats qui souffriraient de toute façon, esthétiquement parlant, de l’épaisseur supplémentaire que créerait un surjet (ou un point zig-zag sur votre machine à coudre).

 Le coupe-fil.
Ce petit outil vous permettra de couper plus aisément vos fils qu’avec vos gros ciseaux (bobines, machine, fils qui dépassent…).
Vous pouvez le remplacer par des petits ciseaux de broderie qui feront également l’affaire.

Ciseaux de tailleur

Ciseaux cranteurs

Coupe-fil

Ciseaux de broderie

•• OPTIONNELS :
Le cutter rotatif.
Le must pour découper des grandes pièces et faire des coupes bien droites avec votre règle en Inox. Disponible avec plusieurs types de lames (droite, crantée, en vagues…) et de différentes tailles, il permettra de couper aisément plusieurs épaisseurs de tissus sans broncher.
Le 45mm est un standard et suffira pour la plupart de vos projets (attention, comme pour les ciseaux de tailleur, utilisez votre cutter uniquement pour vos tissus !).

Le tapis de découpe.
Allié indispensable du cutter rotatif si vous ne voulez pas émousser vos lames, le tapis de découpe existe en différentes tailles selon vos besoins et sa matière en PVC auto-cicatrisant évitera les entailles qui pourraient dévier votre lame pendant la coupe.

A NOTER : Ces 2 derniers peuvent également vous servir pour le Crafting. Vous pourrez les utiliser avec les Worbla, Mousses et autres matériaux. Dans ce cas, veillez à acheter un second cutter rotatif destiné uniquement à cet usage (comme pour les ciseaux, prenez une autre couleur pour bien les différencier). Pour le tapis de découpe, choisissez un modèle assez grand et protégez-le avec du papier sulfurisé ou Kraft ou une grande feuille pour éviter de le tâcher ou d’y déposer des matières collantes qui pourraient abîmer vos tissus.

🧵 C’est enfin l’heure de coudre.

Ca y est. Vous avez passé de longues heures à tout mesurer, tracer, vous avez vérifié et revérifié vos mesures avant de couper et vous y êtes enfin : le moment de la couture. Félicitations !
Mais un point important que nous n’avons pas encore abordé est le choix de vos projets. Si vous avez une machine à coudre, vous pourrez abattre plus de travail plus vite et votre horizon créatif s’élargira sans commune mesure. Si vous n’en avez pas, préparez vous à passer de longues heures une aiguille à la main si vous choisissez un projet très ambitieux. Certains le font, cela dépendra du délai dont vous disposez, du temps que vous pouvez y consacrer et de la motivation qui vous anime.
Dans tous les cas, vos progrès et l’évolution de vos projets passeront forcément par un outillage adapté.

• Les aiguilles pour machine.
Si vous n’avez pas l’intention de coudre des tissus particuliers (soie, lycra, jersey, simili-cuir…), les aiguilles universelles seront vos meilleurs alliées. Vous trouverez en magasins et merceries des assortiments d’aiguilles de différentes tailles qui conviendront à une grande partie de vos travaux (vous pourrez même trouver des assortiments d’aiguilles universelles et spécifiques).
Tailles : de 60 à 110. Plus votre tissu est fin, plus le nombre devra être petit. A contrario, plus votre tissu est épais et plus le nombre devra être grand. 80 est la taille standard pour les tissus ne présentant pas de spécificités.

Pour les autres tissus, il conviendra d’utiliser une aiguille adaptée.
Jersey : arrondie, elle ne coupera pas la maille en piquant – idéale pour le jersey, le tulle ou la corseterie
Stretch/Super-Stretch : pour les tissus fortement élastiques comme le lycra ou le spandex
Jeans : avec sa tige renforcée, elle traversa les tissus épais comme le denim, le velours côtelé ou même les imitations cuir
Cuir : spécialement conçue pour le cuir et les imitations
Microtex : fine et pointue, pour les tissus très fins et délicats comme la soie, la popeline, l’organza, le nylon…

• Les aiguilles à main.
Comme pour les aiguilles à machine, il vous faudra les choisir en fonction de votre tissu.

A NOTER : Même si vous utilisez une machine à coudre, certaines pièces nécessiteront une finition avec une aiguille à main, comme pour fermer des coutures avec une aiguille courbe qui permettra de coudre à l’intérieur.

• Le découd-vite.
Cet outil vous sauvera la mise plus d’une fois, car coudre c’est aussi découdre. Sa forme spéciale vous permet de l’insérer dans vos couture pour défaire les points en coupant les fils.
Il vous sera utile également pour ouvrir vos boutonnières faites à la machine.

• Les accessoires.
– L’enfile-aiguille : Même si vous avez de bons yeux et que vous n’avez aucun soucis pour passer votre fil dans le chas de votre aiguille, un enfile-aiguille simplifiera grandement l’opération (le petit conseil : achetez-en plusieurs, vous n’êtes pas à l’abri de tirer parfois un peu fort et de vous retrouver avec un bout dans la main et le reste toujours dans le chas…).
– Le dé à coudre : Comme nous l’avons vu précédemment, coudre à la machine ne veut pas dire que vous n’aurez pas besoin de coudre à la main à un moment ou à un autre. A l’ancienne ou ergonomique, il est toujours utile d’avoir un dé à coudre à portée de main.

Aiguilles machine

Aiguilles à main et courbes

Découd-vite

Enfile-aiguille

•• OPTIONNELS :
• Les pieds-presseurs.
Tout comme les aiguilles devront être choisies en fonction de votre tissu, le pied-presseur de votre machine pourra également être adapté. Nous ne parlerons pas ici des pieds classiques (boutonnière, fermeture éclair…) mais des pieds plus spécifiques qui peuvent vous aider dans votre couture.

– Le pied Cuir : en teflon ou avec un plateau entraînant à roulette, il aidera à faire glisser votre cuir ou imitation pour une couture plus fluide sans fatiguer votre machine. Vous pouvez également placer sous votre cuir un papier de soie pour l’aider à glisser encore plus facilement.
– Le pied Raseur : utile si vous n’avez pas de surjeteuse (bien qu’il ne la remplace pas il vous permettra des finitions plus propres), il coupera votre tissu tout en cousant (à utiliser avec le point surjet de votre machine, sauf pour les tissus extensibles qui nécessiteront un point overlock).
– Le pied à Surpiquer : magique quand il faut piquer dans une couture déjà faite pour un résultat invisible ou suivre un dessin pour une surpiqûre décorative, ce pied possède un petit guide sous le plateau qui vous facilitera grandement le travail.
– Le pied Fronceur : pour froncer votre tissu et obtenir de belles fronces régulières (il vous permettra également de froncer un tissu tout en le cousant à un autre tissu que vous vous voulez garder non froncé – à utiliser avec des tissus fins ou moyens, pas de tissus épais).
– Le pied Pose-biais : pour coudre un biais en un seul passage.
– Le pied Passepoil : pour créer votre passepoil en même temps que vous le cousez avec vos tissus ou pour coudre bien au bord un passepoil déjà fait (plus pratique qu’avec le pied Couture invisible habituellement utilisé quand on n’a pas ce pied spécial).

Pied cuir à roulette

Pied raseur

Pied à surpiquer

Pied fronceur

💡 LE DERNIER PETIT CONSEIL
Quand vous achèterez le matériel spécifique à votre projet en cours (tissus, fils, boutons, rubans, ou tout autre article indispensable…), pensez à en prendre toujours un peu plus. En cas de ratage, d’arrêt de production ou de rupture de stock, vous aurez en réserve tout ce qu’il vous faut si vous devez reprendre, réparer ou modifier vos pièces ! A ajouter à votre “Trousse de secours de voyage”.

💰 Et tout ça pour la modique somme de...

Si vous vous lancez dans la Confection de Costumes et que vous ne possédez pas déjà une partie du matériel, comptez entre 110€ et 130€ pour l’ensemble des outils indispensables listés ci-dessus.
(Selon vos choix, les marques et les boutiques, sans les Rangements cités en premier et les Optionnels cités dans chaque catégorie)

Le matériel de couture n’a à présent plus aucun secret pour vous. Vous n’avez plus qu’à choisir un projet et à vous lancer ! 
Et pour en apprendre encore plus sur la confection de Costumes, consultez nos autres articles sur le matériel et comment bien débuter selon le type de costume que vous souhaitez confectionner.

A bientôt sur My Costume Network !